Les Simples

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Attention, aujourd’hui, gros dossier lecture: « Les Simples » de Yannick Grannec.

Résumé

L’histoire (complètement fictive mis à part quelques détails) se déroule en 1584 en Provence, plus particulièrement à l’abbaye Notre-Dame du Loup.

Une communauté de bénédictine occupe les lieux. Les religieuses au caractère plus surprenant les uns que les autres ont chacune une particularité. L’une d’entre elle, sœur Clémence, a un don particulier pour l’herboristerie. Ses préparations ont beaucoup de succès et sont connues jusqu’à la Cour. Grâce aux connaissances/don de cette habitante de l’abbaye et à la faveur d’un roi, les sœurs ont droit à l’indépendance et l’autonomie. Ce qui est très rare à l’époque et qui n’est pas très bien vu par certains.

L’indépendance et les rentrées financières de la communauté faisant de l’œil au nouvel évêque de Vence, celui-ci met tout en œuvre pour les récupérer. Scandales à dénoncer ou coup monté, l’évêque envoie ses gens afin de faire tomber l’abbaye et de la remettre sous sa tutelle.   

Cela étant sans compter sur la sensibilité du jeune Léon, vicaire envoyé par l’évêque. Celui tombe sous le charme de la jeune Gabrielle qui habite dans le lieu saint avec les sœurs, et qui se destine à être novice et à entrer au monastère pour de bon (ce qui n’est pas de l’avis de tout le monde non plus).

L’évêque par son jeu cupide va bousculer l’abbaye et révéler que même les âmes qui ont pour vocation la simplicité, ne sont pas si simples que cela.

Mon avis

J’ai beaucoup aimé ce livre, même si j’ai dû m’accrocher lors de certains passages. J’aime beaucoup la manière dont Yannick Grannec explore les personnages. Ce livre est le fruit de nombreuses recherches et cela se ressent lors de la lecture, tant par la qualité des propos que par la minutie des détails. 

Tous les personnages du livre ont un caractère très spécial et parfois bien trempé.

J’aime beaucoup la sœur Clémence, qui s’occupe des simples, plantes médicinales, et qui transmet son savoir à la jeune Fleur lors de leurs sorties dans les collines et bois aux alentours de l’abbaye. J’aime aussi beaucoup la personnalité du jeune Léon, tendre et simple de cœur, à qui il a été confié une mission crasseuse: « chercher la petite bête » à Notre-Dame du Loup.

Nous sommes projetés tout au long du livre dans les réflexions et les méandres intérieurs des personnages. Ceux-là même qui ont choisi de consacrer leur vie à Dieu dans la simplicité. Nous nous rendons compte que même à travers ces vies simples et consacrées, une fois que le diable est entré, il se fait vite de la place et sent partout chez lui. 

J’aime que le mot simple soit utilisé en référence à plusieurs choses (les plantes et les personnages) et que ce mot se révèle n’être pas du tout adapté à ce qu’ils sont vraiment.

Pour finir, je conseille ce livre à ceux qui sont fervents lecteurs du Moyen-Âge et qui ont une connaissance (au moins un petit peu) de la religion catholique et des monastères… Quoi que, il y a un lexique et des explications sur l’organisation d’une abbaye à la fin du livre.

Il faut être bien accrochée avec Yannick Grannec, mais je trouve que cela en vaut vraiment la peine. Je la trouve originale et ses livres sont d’une grande qualité.