Mots doux #4

Les mots doux qui n’attendent que le vendredi arrivent parfois le jeudi.

Ce n’est pas l’envie d’écrire qui manque, ni l’inspiration, mais plutôt la disponibilité à l’intérieur.  Aujourd’hui, elle est bien là et je suis prête à livrer ce qui m’est précieux.

La neige

Dans la douceur des jours qui ont terminé l’année, la neige est arrivée. Outre le régal pour les yeux, elle a apaisé mon cœur. Le paysage blanc, découvert à la lueur des premiers rayons, m’a fait sentir comme un enfant. De la joie d’un paysage renouvelé, j’ai pu goûter à l’apaisement que procure la contemplation de la neige en train de tomber. Toute douce, elle se dépose au sol qui l’accueil. Elle est faite de silence et de lumière. Elle assourdit les sons et laisse place au présent.

Elle est annonce les noces du Ciel et de la Terre. Nous en sommes les invités comblés. Elle brouille les différences entre l’air et le sol. Elle crée un passage, une harmonie. Elle offre des paysages dignes des confins de la Laponie et des reflets de lumière à couper le souffle. Cela sans compter les balades au creux de la nature mainte fois parcourues et qui se dévoilent de nouveau sous leur manteau épais de neige fraîche. Les sensations sont nouvelles, les yeux sont russisés, le froid mord doucement le bout des doigts.

Il va de soi que les luges et les balades entre amis attirés par la neige n’ont fait qu’augmenter la joie de ces quelques semaines.

Cette nuit la neige a presqu’entièrement fondu. Le vert des prairies m’a étonnée quand j’ai ouvert les rideaux ce matin, la couleur m’a s’emblée plus belle que lorsque je l’ai vu disparaître sous un manteau blanc. Je prends alors conscience de l’importance des cycles et de l’absence, de l’éloignement et de la joie des retrouvailles.

Tricoter des chaussettes

Ces doux mois d’hivers m’ont donné envie d’apprendre à tricoter des chaussettes. Toutes douces et bien chaudes. Des chaussettes qu’on pourrait garder toute sa vie et qui seraient d’une précieuse présence pour aller se balader, dans la neige par exemple.

J’ai terminé une paire de couleurs auto-rayantes rouge et mauve et j’ai commencé une paire de bleues (pas auto-rayante, avec deux pelotes).

J’ai adoré apprendre les techniques de tricot associés aux chaussettes. À commencer par le Judy Magic Cast on. La méthode de montage des mailles par excellence si on commence ses chaussettes par les orteils. Ensuite, le tricot en rond avec la méthode du MagicLoop (il y a beaucoup de « Magic » dans les chaussettes, mais ne prenez peur!). Les seules « difficultés » sont le montage de mailles sur les côtés du talon (mais ce tuto est vraiment bien expliqué et donne un résultat canon!). L’autre difficulté majeur est le talon en lui-même qui demande un peu plus de concentration et de délicatesse. Mais absolument rien d’insurmontable.

Tranquillement installé dans le canapé, à la fin de la journée, l’ouvrage qui par avance me semblait insurmontable est aujourd’hui une source de joie et de satisfaction. OK, j’ai encore des progrès à faire, mais je peux offrir les chaussettes que je tricote sans rougir.

Pour commencer, je conseille (outre les vidéos que j’ai cités plus haut) ce modèle de chaussette. Elles ne sont pas de la plus grande originalité, mais ce modèle simple permet de comprendre et de s’entrainer à maitriser les bases! Bonus: il est gratuit!


Pour les autres modèles qui me font envie et qui vont sans doute se retrouver bientôt sur mes aiguilles, il y a celui-ci et celui-ci (gratuit sur Ravelry). De la dentelle et de petits motifs mignons. Les explications sont souvent en anglais, mais qu’à cela ne tienne :).

En parlant de chaussette, qui ne rêve pas d’un bon livre, facile et sans prise de tête. Avec une histoire bien ficelée et bien écrite? Avec la fatigue de cette fin d’année, la lourdeur de l’atmosphère dans laquelle nous vivons et le travail qui est plus que prenant, je rêvais de ce livre. Sans vraiment connaître l’histoire ni l’auteur, je l’ai ouvert un peu par hasard.
Il m’a tout de suite fait penser aux livres que nous lisions lorsque nous étions ado et de ceux que nous nous prêtions entre copines, ceux que la plupart apprécie. Le livre qui nous parait familier, tant par l’univers que par les personnages. Il n’est sans doute, pas de la grande littérature, mais il a le mérite de nous transporter ailleurs et de nous captiver. Il s’agit de La vie rêvée des chaussettes orphelines de Marie Vareille.

La lecture se présente en deux temps. Le premier, au présent, décrit l’histoire d’Alice, une jeune femme qui semble un peu fragilisée et qui arrive tout juste à Paris en souhaitant changer de vie. Elle emménage dans un minuscule appartement avec son chat et se met en quête d’un job. Elle ne semble pas souhaiter créer de lien avec ses semblables et est sujette à de nombreuse crises de panique. Quelques jours après sont arrivée, elle est contactée via linkdin par une start-up qui souhaite commercialiser dans les mois à venir une application visant à retrouver… les chaussettes orphelines. Alice accepte immédiatement l’entretient proposé, mais le loupe complètement. En proie à la panique et à l’angoisse, elle semble complètement à côté de la plaque. Pourtant, la start-up souhaite tout de même lui donner sa chance. Des liens humains et des aventures rocambolesques vont alors chambouler la vie de la jeune femme et faire resurgir son passé.

Ce passé qui est raconté dans le second temps du livre. À travers la lecture du journal intime qu’Alice tenait il y a quelques années, nous découvrons son ancienne vie de couple et son désir d’enfant d’Alice. Nous découvrons aussi la relation qu’elle entretenait avec sa petite sœur et sa mère.

Toutes les pages, toutes les anecdotes et tous les mots sont importants pour délier le mystère de ce livre. J’avoue qu’on se laisse facilement prendre au jeu. La lecture est facile, mais de qualité. Les sujets et les sentiments traités sont familiers. On se retrouve assez facilement dans les personnages. Ils sont drôles, parfois tristes, émouvant en tout cas. Même si on est d’accord que cette lecture est satisfaisante car les personnages ont tendance à se comporter et à faire ce que nous avons envie qu’ils fassent, ce roman m’a évadé le temps de quelques heures.

Après une telle lecture, j’ai toujours l’impression d’avoir plus d’énergie. D’avoir l’esprit plus frais. J’en étais très heureuse et je le recommande à celui qui ne cherche pas trop à se prendre la tête avec une lecture mais qui souhaite lire une jolie plume!

La jupe froncée

Un demi-déboire de bobine terminera ce post! Cette jupe tirée du livre « Ma garde-robe à

Un demi-déboire de bobine terminera ce post! Cette jupe tirée du livre « Ma garde-robe à coudre » (je ne mettrai pas le lien car je ne le conseille pas!) de l’atelier Charlotte Auzou a été une demi-déception et ce n’est pas le premier issu de ce livre!

Le style de ce livre me fait rêver, mais je ne cesse de me casser les dents sur les modèles que je tente de réaliser.

coudre » (je ne mettrai pas le lien car je ne le conseil pas!) de l’atelier Charlotte Auzou a été une demi-déception et ce n’est pas le premier issu de ce livre!

Le style de ce livre me fait rêver, mais je ne cesse de me casser les dents sur les modèles que je tente de réaliser.

J’ai voulu réaliser ce modèle au cours de couture auquel je me joins le mardi et le mercredi après-midi. Après avoir pris mes mesures et en me référant au tableau de taille, j’ai dû couper un 42. J’avoue m’être attelée à la tâche du décalquage un peu interrogée, je n’ai rien contre le fait de porter du 42, si cela convient à la morphologie de la personne, mais je n’en ai jamais porté cette taille.

À l’essai de la chaussette (du patron papier assemblé avec des épingles), il s’est avéré qu’il y avait vraiment beaucoup trop de tissu (papier dans ce cas)! Tant à la ceinture que pour les panneaux. Après plusieurs autres prises de mesures, nous avons réduit la longueur de la taille et enlever du tissu des panneaux qui servent à faire les fronces (le patron préconisait un rapport de 2 entre la longueur des panneaux et celle de la ceinture!! Taille idéale pour… une robe de mariée!!). J’ai donc enlevé (beaucoup) de parties du patron.

Ensuite, j’ai voulu suivre pas à pas les explications du livre pour le montage des pièces. Et ce fut un vaste échec. À chaque couture, à chaque avancée, mon professeur vérifiait mon travail et je devais défaire. Soit j’avais fait une piqûre avant l’autre (celle de la patte de boutonnage avant l’ourlet), soit je n’avais pas pris toutes les couches ensemble lors de l’assemblage de la ceinture, soit… Cette jupe fût un exercice de vie intérieur pour résister à l’énervement et à la colère.

Cela n’empêche que le tissu velours est superbe et reflète la lumière de manière incroyable. Elle est portable, mais cela m’apprendra à prendre les explications de tous les livres de couture ou des tutoriels pour du pain béni. À part si j’ai envie que mon vêtement soit terminé avec les pieds!

J’en fais une seconde afin de maîtriser les techniques, être plus précise et intégrer les étapes de montages. J’espère qu’elle sera plus réussie.

Cette expérience me donne envie de faire un tuto pas à pas pour réaliser une jupe semblable.

 

En espérant que ces quelques partages vous donne des idées ou vous aient un peu fait voyager.

À bientôt,

Marie