Catégorie « Déboires de bobine »

Hier, lors d’une petite réflexion sur la gratuité des contenus sur le web, je me suis rendu compte que j’avais appris à coudre grâce à internet. Et même plus: que j’avais appris à coudre gratuitement sur internet.

Attention, ne vous méprenez pas sur le terme « coudre ». Je ne suis pas une professionnelle, mais j’arrive, après 5 ans d’acharnement, à coudre des vêtements que je peux porter. Parfois même, avouons-le, que je suis fière de porter. Il arrive aussi parfois que je parvienne à modifier les patrons pour qu’ils soient exactement comme je le souhaite. 

Mais là n’est pas le sujet même si je pense écrire un article sur la gratuité des contenus sur le web.

Le sujet du jour est la masse d’échecs que j’ai essuyé et que j’essuie encore lorsque je me lance dans un projet couture. 

J’ai tout simplement envie d’être honnête, car je ne veux pas faire de ce blog un étalage de mes cousettes et tricots tous plus parfaits les uns que les autres. Je ne souhaite pas qu’un visiteur passant par ici pense que j’ai des doigts de fée, car ce n’est pas le cas. Par contre, si il pouvait trouver une dose de réconfort et d’aide lors de son passage dans la rubrique « Déboires de bobine », alors je serai contente :). J’ai le souhait de partager aussi mes ratés et déceptions car je pense que cela fait partie intégrante de tout apprentissage. Et je les présenterai, eh bien, dans la catégorie « Déboire de bobine ». Faire et défaire c’est encore travailler comme dirait ma mère ou C’est en cousant qu’on devient tailleur. Comme lorsque j’aide quelqu’un qui commence à coudre, je lui dis toujours, que dans ma courte vie de couturière, j’ai passé plus de temps à découdre qu’à coudre… Trêve de blabla, je lance la catégorie avec la salopette Hedwige de Make My Lemonade.

La marque

En parlant de gratuité de contenu, c’est entre autres grâce au blog de Lisa Gachet et à tout le contenu gratuit qu’elle y postait que j’ai pu commencer à apprendre à coudre . Si je me souviens bien, ses tout premiers patrons étaient gratuitement disponibles sur son blog.

Novice en couture à ce moment-là, je n’aurais pas su me prononcer sur la qualité des patrons. Maintenant que j’utilise les patrons d’autres ateliers, j’aurais un avis plus critique. Les tableaux des tailles qui ne reflètent pas souvent la réalité ou les finitions qui sont parfois douteuses seraient mis en avant, mais là non plus n’est pas le sujet de cet article.

Je suis abonnée au groupe facebook de partage des créations DIY Make My Lemonade depuis quelque temps et je vois passer beaucoup de salopettes Hedwige que je trouve rigolotes, que ont l’air super confortables et vraiment simples et rapides à coudre. Dès que l’occasion s’est présentée j’ai acheté le métrage de tissu qu’il fallait et je me suis lancée dans la confection de la dite salopette.

Le modèle

Je l’ai réalisée en jean foncé avec un tout petit peu élasthanne. La doublure à l’intérieur est en viscose bleue avec des petites fleurs blanches. 

Pourquoi un déboire?

Les promesses de simplicité et de rapidité sont tenues, c’est certain. Par contre, je n’ai pas bien compris la tête de mon mec lorsque je suis arrivée près de lui vêtue de ma salopette, j’étais si fière d’avoir réalisé la pièce tant convoitée qui allait si bien aux autres.

Hé bien après réflexion et prise de recul, c’est tout simplement parce que je tenais plus de Mario bross ou de Bozo le clown qu’à la fille mise en valeur par son habit à laquelle je pensais ressembler. Il se demandait justement ce qu’il fallait dire étant donné la tête que je faisais et le vêtement que je portais.

Ok, je ne mesure pas 1,75m et je ne fais pas un 85D de poitrine, peut être que ma morphologie nécessite quelque sélection dans les vêtements à porter. Mais je ne pensais pas être déçue à ce point là.

Les jambes 7/8 me donnent l’air tassée et le décolleter en cœur (trop grand en ce qui me concerne) me donne envie de lancer un avis de recherche pour retrouver ma poitrine. L’élastique dans le dos baille beaucoup et fait une sorte de trou entre le bas de la salopette et le t-shirt ou la blouse que l’on porte si on est debout.

Pour finir, le devant de la salopette n’est pas du tout flatteur.

Je trouve que c’est un raté et c’est sans doute en grande partie de ma faute. Au bout de 5 ans d’essais en couture, j’aurais aimé être capable de reconnaître un vêtement qui me mettrait en valeur et qui avait une belle découpe. Ce qui n’est vraiment pas le cas de celui-ci. Avec le recul, j’ai le sentiment de m’être laissé tourner la tête.

Par contre, j’ai lu l’article d’une femme enceinte de quelques mois qui la portait ici(troisième avis) et c’était joli, peut-être que c’est là le secret pour porter cette salopette :). 

Quoi qu’il en soit cet article est le reflet de ce que je pense et n’est en aucun cas universel.

Peut-être quelqu’un l’a-t-il cousu et n’est pas de mon avis? J’espère avoir pu aider quelqu’un qui se pose la question de réaliser ce projet. Et surtout réconforté celui qui parfois, comme moi, se plante de modèle et est bien déçu après quelques heures de couture.

Marie

Ps: J’ai déjà une idée de ce que je vais en faire pour la recycler, je viendrais en parler par ici.

Ps2: Merci à Vincent qui, même si il pense que je ressemble à Bob le bricoleur, a fait de jolies photos.

Ce texte est publié sous la licence cc-by-sa.